Principes pour mieux planifier les écoquartiers

R.1 Qualité et convivialité des aménagements publics

pour des espaces publics polyvalents, confortables et sécuritaires, au-delà de la fonction circulatoire de la rue

Assurer un bon encadrement de l’espace

  • Offrir un cadre bâti continu grâce à l’implantation et au gabarit des bâtiments, ainsi qu’en limitant les espaces vides entre les bâtiments (terrains vacants, marges latérales, stationnement de surface, etc.).
  • Mettre à profit la végétation sur rue pour restreindre la perspective visuelle et contribuer à la qualité de l’espace.
  • Limiter l’impact des entrées charretières (nombre, dimension, fréquence).

Offrir des conditions d’attente optimales aux arrêts de transport en commun

  • Assurer la sécurité et l'accessibilité universelle des arrêts et leur entretien en toute saison.
  • Prévoir des abris permettant de se protéger des intempéries.
  • Assurer une cohabitation de l'espace sécuritaire avec les aménagements cyclables.

Maximiser la présence végétale

  • Prévoir des surfaces végétales perméables généreuses, particulièrement à proximité des espaces piétonniers.
  • Privilégier des espèces indigènes et résistantes aux conditions urbaines (pollution, sels de déglaçage, etc.).
  • Augmenter la canopée et miser sur des arbres au port et au déploiement adaptés à l’espace disponible tout en maximisant l’ombrage.
  • Envisager l’intégration de végétaux comestibles pour stimuler l’appropriation et la socialisation, ainsi qu’un meilleur accès à une saine alimentation.

Combiner animation de la rue et intimité des espaces privés.

  • Localiser les entrées principales sur rue et prévoir des accès directs depuis la rue aux rez-de-chaussée, qu’ils soient résidentiels ou non.
  • Intégrer des activités diversifiées au rez-de-chaussée de certains bâtiments (commerces de proximité, petits bureaux, ateliers d’artisanat, etc.).
  • Assurer la présence d’habitations, même sur des rues à caractère commercial.
  • Planifier l’interface entre les espaces intérieurs et extérieurs, pour assurer l’intimité des espaces résidentiels tout en permettant un « regard sur la rue » (eyes on the street), entre autres grâce aux terrasses et balcons.
  • Préserver l’intimité des cours arrière et des rez-de-chaussée, en misant particulièrement sur les solutions végétales.
  • Proscrire les murs aveugles visibles depuis la rue.
  • Offrir des espaces de socialisation au sein des rues, notamment grâce à du mobilier urbain adéquat, accessible, et utilisable en toute saison.

Lieux occupés avec fenêtres donnant sur la rue

La surveillance informelle que constitue la présence d’autres personnes à portée de vue ou de voix est l’un des plus importants gages de sécurité pour les piétonnes et les piétons. La présence de logements et de locaux occupés dont les fenêtres et les portes donnent sur la rue dissuade les méfaits en générant de l’éclairage, de l’achalandage et en contribuant à la perception que la communauté a des « yeux sur la rue ». Dans un secteur présentant ces caractéristiques, les passants ont confiance qu’un incident attirerait l’intervention de témoins et qu’un appel à l’aide serait entendu (Vivre en Ville et Écobâtiment, 2017).

 

Ouvrages pour aller plus loin

Ouvrages de Vivre en Ville

Autres ouvrages

  • BEAUDOIN, Mélanie et Collab. (2021). Mieux partager la rue, Institut national de santé publique du Québec, 14 p. (coll. OPUS, No 5).

Références citées dans cette page

VIVRE EN VILLE et ÉCOBÂTIMENT (2017). Réussir l’habitat dense: dix clés pour des habitations compactes, attrayantes et performantes, 132 p. (coll. Outiller le Québec, n°9).

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