Principes pour mieux planifier les écoquartiers

B.2 Insertion sensible dans le milieu

pour des bâtiments à impact positif pour la communauté

Valoriser les caractéristiques naturelles du milieu

  • Mettre en valeur la topographie existante et éviter les remblais.
  • Préserver un maximum d'arbres et en planter de nouveaux.
  • Limiter la minéralisation des surfaces.
  • Optimiser l'espace du lot par la compacité et la densité des bâtiments (éviter les espaces inoccupés ou peu appropriables, réduire ou même supprimer le stationnement de surface, limiter les marges, etc.).

Optimiser les ressources territoriales et matérielles

  • Privilégier la réutilisation des bâtiments existants (rénovation, agrandissement, requalification), particulièrement pour les immeubles présentant une valeur patrimoniale.
  • Privilégier le réemploi des matériaux et des déblais de construction.
  • Miser sur la sobriété et l’optimisation des espaces avec des emprises au sol et des superficies de plancher raisonnables, mais optimisées.

La réutilisation de l’existant, une mesure d’efficacité énergétique en soi

La phase de construction est très intensive sur le plan de
la demande énergétique, à cause notamment de la production, du transport et de l’assemblage des matériaux. Ainsi, les efforts mis dans la performance énergétique d’un bâtiment peuvent prendre plusieurs décennies - jusqu'à 80 ans selon le National Trust for Historic Preservation (2011) - avant de compenser le coût énergétique de la démolition et
du remplacement en neuf. La réutilisation de l’existant permet d’éviter une grande quantité de cette consommation d’énergie.

Limiter les nuisances sur le voisinage

  • Préserver un ensoleillement acceptable pour les bâtiments voisins et limiter la création de corridors de vent (p. ex. étages supérieurs en retrait).
  • Réduire les nuisances visuelles et sonores liées aux équipements mécaniques, notamment en les intégrant à l’architecture pour en limiter l’exposition à la vue depuis la rue et les bâtiments voisins.
  • Prévoir des aires dédiées à la collecte des matières résiduelles qui n'empiètent pas sur l'espace public (espaces intérieurs ou extérieurs dédiés et discrets, facilement accessibles, etc.).
  • Prévoir un espace sur la parcelle pour le dépôt des encombrants et éventuellement leur récupération par autrui.
  • Minimiser le nombre et la dimension des entrées charretières.
  • Appliquer des méthodes exemplaires de gestion des chantiers de construction.
  • Limiter la pollution lumineuse (éclairages décoratifs limités, orientation vers le bas, couleurs chaudes, intensité limitée, etc.).

Participer à l’expérience de l’espace public

  • Traiter l’interface et les ouvertures du bâtiment sur la rue et les espaces publics pour assurer l'animation (rez-de-chaussée animé, présence d’accès directs, absence de stationnement de surface et de murs aveugles, etc.).
  • Varier le paysage urbain, particulièrement dans les projets de grande envergure, grâce à une bonne diversité architecturale ainsi que par des variations dans le rythme des façades et dans les matériaux.
  • Mettre en valeur les bâtiments existants présentant une valeur patrimoniale en se basant sur une analyse fine du lieu et du contexte du projet.
  • Enrichir le patrimoine architectural par la qualité de la conception des bâtiments et des matériaux sélectionnés, quel que soit le type de bâtiment.
  • Aménager des espaces extérieurs de qualité, tant d’un point de vue esthétique qu’environnemental, tout en en facilitant l’entretien.

 

Références citées dans cette page

NATIONAL TRUST FOR HISTORIC PRESERVATION (2011). The Greenest Building: Quantifying the Environmental Value of Building Reuse, 94 p.