Principes pour mieux planifier les écoquartiers

Q.4 Priorité accordée à la mobilité durable

pour des déplacements actifs et collectifs efficaces et attrayants

Structurer le milieu par une trame de rues qui crée la proximité et favorise la mobilité durable

  • Créer des voies structurantes, directes et centrales, et assurer une connexion logique avec les voies existantes.
  • Assurer la perméabilité de la trame pour les modes de déplacement actifs (parcours directs et sans détours, intersections rapprochées, îlots de faible taille, raccourcis exclusivement destinés aux modes actifs lorsque la configuration des îlots le requiert).
  • Prévoir des connexions en anticipant les futures phases d’urbanisation, notamment pour assurer la continuité des voies structurantes et offrir des raccourcis pour les modes actifs.

Offrir un réseau optimal pour les déplacements actifs

  • Relier l’écoquartier aux parcours structurants de déplacements actifs (corridor cyclable, parc linéaire, etc.) en les complétant lorsque nécessaire.
  • Garantir la continuité des parcours pour les personnes piétonnes et les cyclistes et assurer un niveau de qualité d’aménagement élevé et constant (accessibilité universelle, type de matériaux, localisation des aménagements, etc.).
  • Offrir des aménagements adaptés à chaque type de voie, afin notamment d’offrir un niveau de séparation physique adapté au débit véhiculaire et aux vitesses pratiquées (rue partagée, sentier multifonctionnel, piste cyclable en site propre, etc.)
  • Réaliser un entretien prioritaire des infrastructures de déplacements actifs, particulièrement des plus structurantes et des plus empruntées, et de celles desservant les populations plus vulnérables (enfants, personnes aînées, ménages à faible revenu, etc.).
  • Prévoir une abondance de stationnements à vélos dans les cœurs de quartier et à proximité des commerces et services.
  • Offrir un environnement confortable pour les déplacements de toutes les personnes (présence de bancs à intervalles réguliers, couverture végétale pour créer de l’ombrage, éclairage, etc.).

Pyramides RuesPossibilités de répartition de l'espace entre les différents modes de déplacement selon l'espace disponible et le type de rue. Source: Vivre en Ville

Assurer une offre attrayante de transport collectif

  • Offrir une bonne desserte de transport collectif (fiable, fréquente, et sur de larges plages horaires) pour le rendre attrayant et concurrentiel à l'automobile individuelle.
  • Concentrer l’offre de transport en commun sur les voies structurantes du quartier pour assurer une desserte efficace et lisible pour le plus grand nombre de personnes.
  • Aménager des parcours piétonniers continus et lisibles vers les arrêts de transport en commun.
  • Assurer la qualité et l’accessibilité des lieux d'attente et d’embarquement pour le transport en commun.
  • Lorsque l’offre en transport collectif est faible ou inexistante, anticiper une offre potentielle en concentrant les activités et les densités résidentielles plus élevées à proximité des voies structurantes.

Transport en commun ou transport collectif?

Le terme transport collectif englobe l'ensemble des modes de déplacement mettant en œuvre des véhicules adaptés à l’accueil simultané de plusieurs personnes (taxi, transport adapté, transport à la demande, autobus, autocar, train, métro, etc.). Il s'agit donc d'une notion plus large que le transport en commun, qui est défini comme étant un système de transport mis à la disposition du public dans les centres urbains et qui met en œuvre des véhicules adaptés à l’accueil simultané de plusieurs personnes, et dont la tarification, les horaires et les trajets sont planifiés et connus à l’avance. Le transport en commun est habituellement assuré par l’autobus, le métro, le tramway et le train de banlieue.

Source: Vivre en Ville.

Limiter la place et les impacts de l'automobile sur les milieux de vie

  • Canaliser la circulation de transit sur les voies prévues à cet effet (primaires et secondaires), tout en évitant de créer de trop longs détours pour les véhicules qui augmentent les nuisances associées à la circulation.
  • Mettre en place des aménagements physiques destinés à apaiser les vitesses de circulation de manière cohérente avec le rôle des rues, ainsi qu’en fonction de la proximité des générateurs de déplacements actifs (commerces de proximité, établissements scolaires, équipements de loisir, etc.).
  • Limiter le stationnement de surface et privilégier une offre de stationnements concentrée avec une faible emprise au sol (stationnement souterrain ou étagé).
  • Éliminer les exigences minimales de stationnement et privilégier une approche basée sur le marché ainsi que la mutualisation des espaces de stationnement entre différentes activités, en particulier à proximité des centralités et des parcours de transport en commun structurant.
  • Prévoir des débarcadères afin de préserver l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et les besoins ponctuels de stationnement (livraison, déménagement, etc.).
  • Encourager les initiatives d'autopartage et leur prévoir des places réservées.
  • Planifier l’offre de bornes de recharge pour les véhicules électriques en privilégiant les installations mutualisées dans des stationnements intérieurs, et en limitant la présence de bornes sur rue autant que possible, notamment afin de ne pas entrer en conflit avec d’autres usages potentiels de la voie (piétonnisation saisonnière, événements culturels, marchés publics, etc.).

 

Pour aller plus loin

Ouvrages de Vivre en Ville

Autres ouvrages