Principes pour mieux planifier les écoquartiers

Q.5 Renforcement et mise en valeur de la biodiversité urbaine

pour des espaces urbains conviviaux et résilients

Assurer un accès à la nature à l'ensemble de la population

  • Développer un réseau étoffé et varié de parcs pour que chaque personne puisse y avoir accès à pied.
  • Veiller à l'accessibilité universelle des parcs ainsi qu’à la présence d'espaces de détente confortables, d’une signalisation claire, d'un éclairage adéquat, et de points d’eau potable et de toilettes publiques.
  • Rendre accessibles au public les plans d'eau et leurs rives.
  • Prévoir un accès en transport en commun aux parcs naturels ou régionaux.

Contribuer à l'accroissement de la biodiversité dans le quartier

  • Augmenter la proportion et la variété de la végétation, tant sur rue et dans les espaces publics que sur les terrains privés, notamment en encourageant la déminéralisation des surfaces, le verdissement des murs et des toits, et la présence de potagers en cour avant.
  • Favoriser la continuité des espaces végétalisés (p. ex. avec des arbres de rue qui relient les différents espaces verts plus grands).
  • Privilégier une végétation indigène, qui s'adapte au climat québécois et nécessite peu d’entretien.
  • Créer des aménagements fauniques (p. ex. nichoirs, jardins de pollinisateurs, plateforme de nidification).
  • Diversifier les essences de végétaux pour éviter les impacts majeurs sur la canopée en cas d'insectes ravageurs ou de maladie, tout en limitant la plantation d’espèces allergènes.
  • Aménager des zones tampons entre les espaces naturels et les sources de risque ou de nuisance (p. ex. activités polluantes, routes à fort débit, etc.).
  • Intégrer des aménagements paysagers comestibles sur l'espace public (aromates, baies, arbres fruitiers, etc.).

Intégrer des mesures d'adaptation et de résilience aux événements climatiques extrêmes

  • Privilégier une végétation résistante aux périodes de sécheresse et de fortes pluies.
  • Lutter contre les îlots de chaleur grâce à la végétalisation et la réduction des surfaces minéralisées.
  • Miser sur les infrastructures naturelles pour remplacer ou compléter les infrastructures grises (bassins de rétention, noues végétalisées, arbres de rue, îlots de fraîcheur, étendues d'eau, etc.).
  • Prévoir des espaces inondables lors de fortes pluies dans les parcs ou les espaces verts de plus grande envergure.
  • Conserver des espaces de végétation sauvage dans l'espace urbain.
  • Aménager les interfaces avec les espaces naturels et agricoles pour les valoriser, notamment en y donnant accès.

Les nombreux bénéfices des infrastructures naturelles

Les infrastructures naturelles contribuent à filtrer certains polluants atmosphériques, à atténuer les îlots de chaleur urbains, à encourager les déplacements actifs et la pratique d’activités sportives et de loisirs, à diminuer le stress, l’anxiété et la dépression et, de façon plus générale, à créer des milieux de vie agréables, qui participent à l’attachement des personnes à leur quartier et à leur territoire (source: Vivre en Ville, 2022).

 

Pour aller plus loin

Ouvrages de Vivre en Ville

Autres ouvrages

Références citées dans cette page

VIVRE EN VILLE (2022). Collectivités en santé: guider les municipalités dans l'aménagement de milieux de vie favorables à la santé, au bien-être et à la qualité de vie, 64 p. (coll. Vers des collectivités viables).